Recueil » Les émotions retrouvées »
Il peint
Lorsque tu peins ,
tu es divin.
Le regard marié à la couleur,
tu en oublies les heures.
J’aime ces instants de plénitude,
où tu ne crains pas la solitude.
Je peux partir et te laisser,
tu peux exister.
Je peux aussi rester, sans me lasser de te
sentir respirer.
13 Mai 2002.
La peinture et l’écriture
Je suis entrée dans ta douleur
comme dans une palette de couleurs.
J’ai vu le noir et le gris,
mais le rouge et le rose aussi.
Comment te dire l’ennui, l’espoir et la joie,
la vie ensemble mêlés?
Notre histoire doit s’inscrire dans un livre,
tu dois la peindre de tes doigts agiles,
Ô toi, mon coeur fragile.
Surtout n’oublie pas le fil,
le fil de notre histoire.
N’oublions pas la couleur intense
de cette toile infinie,
dont nous resterons les seuls artistes
tout au long de notre vie.
Le 17 novembre 2003.
Être peintre
Dans un moment de désarroi,
tu peignais le vieillard.
Si la peinture a eu le pouvoir
de sublimer ta peine,
prends là à bras le corps
et fais en ta reine.
N’oublie pas ton âme d’artiste,
les jours où tu es triste.
N’oublie pas la couleur ,
quand remue en toi la douleur.
N’oublie pas d’être peintre,
et laisse nous une empreinte.
13 Mai 2002.
Le vieillard
Le regard sombre, posé sur la toile
il porte des rides
que la peinture dévoile,
le vieillard.
Une longue vie est passée,sur ce visage ravagé,
de vieillard.
Il regarde vers le lointain,
son avenir devenir incertain,
le vieillard.
Il recèle les stigmates de l’âge,
en attendant la mort comme un sage,
le vieillard.
Cependant, il restera toujours là,
parmi nos meubles, notre émotion,
voilà.
Le 2 Décembre 2003
Ecrire
Je ne pouvais pas écrire,
tant l’angoisse me faisait souffrir.
Mais je savais,
que seule l’écriture me sauverait,
j’attendais ce moment de sérénité,
pour prendre la plume et me libérer.
Les émotions du passé vont et viennent,
jusqu’à ce que je m’en souvienne.
Les mots s’alignent dans ma pensée,
ils sortent de mes tiroirs secrets.
Il suffit alors de les poser sur le papier
et de l’esthétique il faut alors se soucier.
Le 27 Novembre 2003.
A Mimich
Aujourd’hui ma douleur est profonde,
comme l’amitié qui nous unissait.
Tu étais entré dans mon coeur,
un matin du mois de Mai, dans un petit
café,
que l’on disais malfamé.
Et c’est là, que nous nous nous retrouvions,
heureux et complices de partager une belle discussion.
Tu savais parler de tout,
avec ton regard éclatant, tu brillais.
Tu pensais ce monde un peu fou,
dans lequel , avec habileté tu savais nager.
Je n’oublierai jamais, ta délicatesse,
ton élégance?
qui se confondent aujourd’hui avec ma tristesse.
Tu étais un être extraordinaire.
Aujourd’hui , j’ai perdu comme un père.
Le 22 Mai 2002.